lundi 12 décembre 2011
Dans leurs derniers indicateurs, les spécialistes du courtage en crédit indiquent que les taux entament leur remontée. Jusqu’où ?
Est-ce la fin des taux de crédit immobilier attractifs ? En cette période d’incertitude économique, le moins que l’on puisse dire est que l’heure est à la restriction budgétaire. Selon Meilleurtaux, la remontée de l’OAT 10 ans (emprunts d’Etat) et les tensions sur le refinancement des banques entraînent une hausse des taux de crédit pratiqués par les banques. Le mot d’ordre est réduction des risques. Sont donc privilégiées : les demandes de dossier pour une maison ou un appartement apportant le maximum de garanties (solidité de l’apport personnel, prêt sur une courte durée...). Pour preuve, aujourd’hui seule une banque sur deux prête encore sur 30 ans.
Seule éclaircie dans cette tendance à la remontée, les hausses sont modérées : 0,12 point en moyenne, selon Meilleurtaux. Pour un prêt sur 15 ans, le taux moyen s’affiche actuellement à 4,02 % et sur 20 ans à 4,26 % (taux hors assurances). Pour un crédit sur 25 ans, le taux moyen est à 4,44 %. Autre phénomène : un afflux de dossiers à traiter en cette fin d’année. Si l’on prend en compte la prochaine suppression du PTZ + dans l’ancien, la revue à la baisse du dispositif d’investissement locatif Scellier et l’entrée en vigueur, au 1er février 2012, de la réforme sur la taxation des plus-values immobilières, le marché immobilier est fortement impacté par les récentes mesures annoncées dans le cadre du plan de rigueur.
Enfin, selon la porte-parole d’Empruntis, Maël Bernier : « Si la perte du triple A français a lieu, elle engendrera quasi automatiquement des hausses de taux pour les particuliers en conséquence d’un coût de l’emprunt plus élevé pour la France et donc pour les banques françaises sur les marchés ».